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Encore 1000m de D-, et 800 de D+, le tout pour 13km, avec un passage au magnifique Col de Balme qui marque l’entrée en Suisse ! Ce soir nuit dans un gîte à Trient. Petite église rose, pelouses impeccables, gîte coquet, boissons hors de prix : pas de doute c’est bien la Suisse… J’ai géré le gros dénivelé négatif par un changement de chaussures, finissant la journée avec mes « fameuses » sandales Teva qui ont fait presque l’intégralité de mon Camino numéro 1.
Je suis vraiment fait pour ce minimalisme !
A part ça ? Commepartout sur les chemins les vélos me cassent les… bonbons ! D’autant plus qu’ici la difficulté technique empêche la plupart d’enfourcher leur « bécane »(souvent électrique). L’un de ces « VTTistes « a fait toute la descenteà pied derrière nous en (re)tenant son vélo. Et il était monté au Col en télécabine ! Ridicule. D’autres plus doués dévalent quelques morceaux de chemin en abîmant le sentier.Devant ma tentation de leur mettre, au sens propre, « des bâtons dans les roues », l’ami Daniel m’incite à « rester zen ». Ah ce sacré Daniel ! Demain je vous en ferai le portrait.
En attendant ce soir on va regarder France -Suède sur le téléphone, à une heure tardive, sauf si on s’endort avant, car tout de même, malgré l’enthousiasme du jour (voir photo), la fatigue est bien là.
Je dois l’avouer : la montagne, ça se mérite… Après deux ans de Camino puis deux saisons de trail, j’avais peut-être un peu oublié que marcher « en montagne » n’est pas seulement marcher. Il faut aussi une dose d’abnégation, une patience endurante, une résistance aux douleurs corporelles. Oui, marcher en montagne est un réel effort. Pas facile. Et vous savez quoi ? C’est même pour ça qu’on le fait. C’est un plaisir composite fait d’exaltation et de petites souffrances. Je parle là, bien sûr, du randonneur âgé, pas de la jeunesse triomphante qui caracole tout en souplesse et fluidité. Mister P.à bien connu ça, cette ivresse du corps… Maintenant il doit composer avec raideur et lenteur. Et avec bobos récurrents. Comme ce gros orteil relevé (héritage génétique) qui s’obstine à venir taper le bout de la chaussure dans les descentes. Et aujourd’hui on a eu 1100m de D- ! Oui, parfois c’est rude. Mais quelle récompense, mon Dieu ! Ce massif du Mont Blanc toute la journée sous les yeux, des lacs qui reflètent les sommets, un bouquetin qui traverse le chemin… Non, marcher en montagne n’est pas seulement marcher : c’est une expérience totale, c’est sentir intensément la vie, de la tête aux pieds, de l’esprit à l’orteil…
Ce soir, après une montée au Lac Blanc et une redescente sur l’Argentiere, nous sommes logés à l’hôtel du Dahu… Le dahu ? Mais oui, vous savez bien, cet animal qui a deux pattes plus courtes pour mieux tenir dans la pente. Cette légende doit bien faire rire le chamois qui, cette après-midi, se tenait tranquillement sereinement perché au bord d’un à pic et nous regardait descendre sur nos jambes flageolantes…
Je dois l’avouer : la montagne, ça se mérite… Après deux ans de Camino puis deux saisons de trail, j’avais peut-être un peu oublié que marcher « en montagne » n’est pas seulement marcher. Il faut aussi une dose d’abnégation, une patience endurante, une résistance aux douleurs corporelles. Oui, marcher en montagne est un réel effort. Pas facile. Et vous savez quoi ? C’est même pour ça qu’on le fait. C’est un plaisir composite fait d’exaltation et de petites souffrances. Je parle là, bien sûr, du randonneur âgé, pas de la jeunesse triomphante qui caracole tout en souplesse et fluidité. Mister P.à bien connu ça, cette ivresse du corps… Maintenant il doit composer avec raideur et lenteur. Et avec bobos récurrents. Comme ce gros orteil relevé (héritage génétique) qui s’obstine à venir taper le bout de la chaussure dans les descentes. Et aujourd’hui on a eu 1100m de D- ! Oui, parfois c’est rude. Mais quelle récompense, mon Dieu ! Ce massif du Mont Blanc toute la journée sous les yeux, des lacs qui reflètent les sommets, un bouquetin qui traverse le chemin… Non, marcher en montagne n’est pas seulement marcher : c’est une expérience totale, c’est sentir intensément la vie, de la tête aux pieds, de l’esprit à l’orteil…
Ce soir, après une montée au Lac Blanc et une redescente sur l’Argentiere, nous sommes logés à l’hôtel du Dahu… Le dahu ? Mais oui, vous savez bien, cet animal qui a deux pattes plus courtes pour mieux tenir dans la pente. Cette légende doit bien faire rire le chamois qui, cette après-midi, se tenait tranquillement sereinement perché au bord d’un à pic et nous regardait descendre sur nos jambes flageolantes…
Je dois l’avouer : la montagne, ça se mérite… Après deux ans de Camino puis deux saisons de trail, j’avais peut-être un peu oublié que marcher « en montagne » n’est pas seulement marcher. Il faut aussi une dose d’abnégation, une patience endurante, une résistance aux douleurs corporelles. Oui, marcher en montagne est un réel effort. Pas facile. Et vous savez quoi ? C’est même pour ça qu’on le fait. C’est un plaisir composite fait d’exaltation et de petites souffrances. Je parle là, bien sûr, du randonneur âgé, pas de la jeunesse triomphante qui caracole tout en souplesse et fluidité. Mister P.à bien connu ça, cette ivresse du corps… Maintenant il doit composer avec raideur et lenteur. Et avec bobos récurrents. Comme ce gros orteil relevé (héritage génétique) qui s’obstine à venir taper le bout de la chaussure dans les descentes. Et aujourd’hui on a eu 1100m de D- ! Oui, parfois c’est rude. Mais quelle récompense, mon Dieu ! Ce massif du Mont Blanc toute la journée sous les yeux, des lacs qui reflètent les sommets, un bouquetin qui traverse le chemin… Non, marcher en montagne n’est pas seulement marcher : c’est une expérience totale, c’est sentir intensément la vie, de la tête aux pieds, de l’esprit à l’orteil…
Ce soir, après une montée au Lac Blanc et une redescente sur l’Argentiere, nous sommes logés à l’hôtel du Dahu… Le dahu ? Mais oui, vous savez bien, cet animal qui a deux pattes plus courtes pour mieux tenir dans la pente. Cette légende doit bien faire rire le chamois qui, cette après-midi, se tenait tranquillement sereinement perché au bord d’un à pic et nous regardait descendre sur nos jambes flageolantes…
Je dois l’avouer : la montagne, ça se mérite… Après deux ans de Camino puis deux saisons de trail, j’avais peut-être un peu oublié que marcher « en montagne » n’est pas seulement marcher. Il faut aussi une dose d’abnégation, une patience endurante, une résistance aux douleurs corporelles. Oui, marcher en montagne est un réel effort. Pas facile. Et vous savez quoi ? C’est même pour ça qu’on le fait. C’est un plaisir composite fait d’exaltation et de petites souffrances. Je parle là, bien sûr, du randonneur âgé, pas de la jeunesse triomphante qui caracole tout en souplesse et fluidité. Mister P.à bien connu ça, cette ivresse du corps… Maintenant il doit composer avec raideur et lenteur. Et avec bobos récurrents. Comme ce gros orteil relevé (héritage génétique) qui s’obstine à venir taper le bout de la chaussure dans les descentes. Et aujourd’hui on a eu 1100m de D- ! Oui, parfois c’est rude. Mais quelle récompense, mon Dieu ! Ce massif du Mont Blanc toute la journée sous les yeux, des lacs qui reflètent les sommets, un bouquetin qui traverse le chemin… Non, marcher en montagne n’est pas seulement marcher : c’est une expérience totale, c’est sentir intensément la vie, de la tête aux pieds, de l’esprit à l’orteil…
Ce soir, après une montée au Lac Blanc et une redescente sur l’Argentiere, nous sommes logés à l’hôtel du Dahu… Le dahu ? Mais oui, vous savez bien, cet animal qui a deux pattes plus courtes pour mieux tenir dans la pente. Cette légende doit bien faire rire le chamois qui, cette après-midi, se tenait tranquillement sereinement perché au bord d’un à pic et nous regardait descendre sur nos jambes flageolantes…
8h24. Quai D. Gare d’Aix en Provence. Après un dernier baiser à l’aimée, me voici dans le train des Alpes. J’ai rendez-vous à Sisteron avec Daniel. Nous avons déjà formé un binôme joyeux et efficace dans pas mal d’aventures (GR 20, Patagonie, désert algérien, Cap Vert…). C est donc naturellement avec lui que je vais faire cette boucle de 170 km autour du Mont-Blanc.
J’ai souvent été marcheur solitaire mais Mister P., lui, a besoin maintenant d’un compagnon de chemin.
Peu de monde dans le train.Ambiance climatisée. Dehors la canicule relâche un peu sa pression.
La, à l’instant, je me sens particulièrement bien…. Calé, détendu, au frais, en route vers une nouvelle aventure et… sans tremblements… Sur le siège à côtélenouveau sac à dos acheté pour l’occasion : un Osprey Sportlite25. Il est parfait. Je l’adore déjà. J’ai toujours eu des rapports quasi affectifs avec mon matériel de rando…
Je profite de ce J-1 pour vous communiquer mon parcours (voir image ci-dessus).
A Sisteron, Daniel, venu du Var,me rejoint en voiture et nous conduira jusqu’à Chamonix où nous démarrerons demain notre petite aventure.
Le train longe la Durance sans épouser ses méandres. Les lavandes sont en fleurs. Le soleil m’ éblouit à travers la grande vitre. Je regarde mon reflet. Je lui souris… N’oublie pas, Mister P. , n’oublie pas cet instant serein suspendu au-dessus du volcan…
15h40, Hôtel Le Chamonix. À pied d’œuvre au pied du Mont Blanc. Le balcon de notre chambre donne sur l’arche d’arrivée du Marathon du Mont Blanc… un autre rêve de Mister P. ?
Ce "topoguide" (voir image ci-dessus) du très célèbre "Tour du Mont-Blanc" date de 1986... J'étais jeune (et beau ;-) ) à l'époque... J'avais découvert la randonnée par un Tour de la Vanoise fait à 16 ans en compagnie de mon frangin Gégé, initiateur en "marche en montagne". J'avais découvert l'alpinisme par des séjours dans les Ecrins puis dans le massif du Mont-Blanc grâce à un groupe de copains savoyards. En 1986 j'avais donc déjà à mon actif quelques belles marches itinérantes et quelques beaux sommets. Et déjà, dès cette période, je rêvais de ce "TMB", acronyme que chaque marcheur amoureux de la montagne connaissait comme le graal du randonneur. C'était très très longtemps avant que ce tracé labellisé Grande Randonnée (GR) devienne encore plus célèbre comme course de trail, le fameux UTMB (Ultra Trail du Mont Blanc), série de courses dont le format 170km est au trail ce que le Tour de France est au cyclisme. En 1986, je marchais et courais sur les chemins de montagne mais le "trail" n'existait pas.
C'est donc une très longue histoire que j'entretiens avec cette boucle qui, en France, Italie, Suisse, fait le tour du sommet le plus haut d'Europe occidentale. Ce TMB je l'ai toujours "repoussé", en me disant que je pourrais toujours le faire "plus tard". J'ai privilégié des treks plus lointains et plus difficiles. Je me suis aussi entêté à grimper le sommet lui-même (à 60 ans, après 3 échecs de jeunesse).
Le "Tour" m'attendait donc toujours... Aujourd'hui, enfin, je suis au rendez-vous, si longtemps après... Ce ne sera pas un exploit, ni un défi trop difficile à relever, mais il m'apparaît vraiment comme un "accomplissement" dans ma "carrière" de marcheur-randonneur... Avec le TMB, si tout va bien, j'aurai coché à peu près toutes les cases de ce qui faisait rêver le tout jeune marcheur-alpiniste des années 80...
Ce fringant grimpeur des sentiers et des cimes, ce jeune insouciant et sans limites, portait son sac de rêves mais évidemment il ne se doutait pas que ce serait "Mister P." qui irait au rendez-vous du TMB...
La vie miraculeuse nous réserve bien des surprises. Certaines sont réellement tragiques. D'autres sont seulement plus ou moins douloureuses. Quand elles ne nous enlèvent pas toutes nos capacités de sentir cette vie et notre "puissance d'exister", l'essentiel, quand c'est possible, est peut-être de continuer à poursuivre quelques-uns de ces rêves. Mister P. a la chance de pouvoir cheminer encore. Ne serait-ce qu'au nom de tous ceux et celles qui n'ont pas cette chance, Mister P. doit à nouveau se mettre en marche. Ce sera dans deux jours, et il va essayer de vous raconter cette randonnée pendant 9 jours, comme il l'a fait déjà pour de plus longs parcours, en acceptant de n'être plus le jeune chien fou des années 80 et d'être devenu vieux, lent ... et moche ! ;-))
PS : un an jour pour jour après la fin du projet "14 sommets (de moins de 8000) en 14 jours"... Voir ci-dessous...