Aujourd’hui fut probablement l’étape la plus « accomplie » sportivement. Courte (12km) mais pentue (1000mD+, idem D-). Tous les dénivelés ne se « vivent » pas de la même manière. Aujourd’hui beaucoup de parties en alpages, et ça j’adore . Dans la montée au mythique Grand col Ferret, point culminant du TMB (2536m), j’ai retrouvé (ou presque) le rythme de grimpeur de mes 20 ans ! Et dans la descente j’ai couru en partie, me prenant pour un trailer sur l’UTMB. Les jambes tiennent bien, les appuis sont précis, et j’ai pu ainsi « dérouler » dans une descente beaucoup moins cassante et technique que celles des deux premiers jours. De très agréables sensations physiques, donc, et dans un paysage somptueux, vaste sans être écrasant, aux pentes herbeuses et fleuries. Il reste un peu de neige et des bouts de glacier, des cascades et des torrents. La canicule ne nous a pas encore tout pris ! Mais quels seront les paysages que verront nos petits-enfants dans un monde où on cherche à « s’adapter » au lieu de changer ?
Quel bonheur que le grand vent glaçant qui soufflait au Grand col Ferret !
Va-t-on un jour « climatiser « aussi les chemins devenus insupportablement chauds ?
En attendant la fin d’un certain monde, on ne se prive pas, et exceptionnellement (normalement on ne déjeune pas) nous avons fait un stop au refuge Elena pour un « bière et lasagnes » en terrasse face aux massifs majestueux. C’est Daniel qui a eu cette bonne idée. Elle est pas belle la vie ?